Ne pas se décourager

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L’année agricole qui s’achève s’est surtout caractérisée par un climat difficile !  De la pluie depuis le 15 octobre jusqu’à mi-mars et des fenêtres pour semer les cultures de printemps qui ont été quelque peu aléatoires jusqu’au final le 26 juin lorsque la grêle et ses 35 mm de pluie instantanés ont glacés les terres façonnées au printemps. Ensuite le soleil nous a accompagné sans interruption jusqu’à mi-septembre…

Toutes les cultures ont souffert du semis tardif, des intempéries et ensuite de la sécheresse ! Nous serons obligés d’acheter la céréale nécessaire aux volailles, et nous ne pouvons compter sur les graines de cameline pour auto-produire un peu de tourteau pour les poules, et surtout pour recueillir toute son huile sur laquelle nous comptions pour apporter sur les marchés ses vertus multiples. Le peu que nous avons recueilli nous permettra tout de même de tester l’attrait que cette huile représente pour les bios consommateurs…

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… C’est que la Ferme des Bleuets a une histoire ! En 2000, des dizaines de citoyens et des paysans se sont unis pour refuser l’abattage des poules demandé par la direction sanitaire. Cela avait permis la naissance d’une association « Les Amis de la Ferme des Bleuets » qui a apporté un soutien capital et prêté beaucoup de bras pour planter 3 km de haies.

Puis, les affaires s’arrangeant, et les poulaillers se montant, sont venus les OGM dans une zone relativement proche, et j’ai alors senti que c’était de mon devoir d’accomplir mon travail citoyen en allant à leur recherche, en participant à l’organisation des fauchages, et en en assumant les conséquences ! Mon absence régulière sur la ferme ne m’a pas toujours permis d’assumer le travail des champs. D’autant plus que le forage s’est rebouché à cette époque.

J’ai cessé mon activité faucheur en 2010, et j’avoue que la reprise en main des cultures a été difficile depuis. Maintenant, je me sens dans une nouvelle dynamique, d’autant plus dans le choix que je fais des techniques de l’Agriculture de conservation. En allant dans cette direction, je facilite à la fois la future installation de ma fille Amélie, et en même temps, les générations futures.

Savez-vous que le principal soutien cette année a été notre élevage ? Les poules ont été admirables et nous ont permis de satisfaire tous nos clients ! J’en profite pour remercier ces derniers, qui acceptent de payer un prix plus élevé, conséquence d’un mode d’élevage moins concentré et avec des aliments de la marque Demeter pour 53 % cette année.

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Maintenant, j’ai envie de continuer cette histoire, mais je vous propose de la continuer ensemble!

Le revenu insuffisant sorti de l’exploitation cumulé au retard de trésorerie m’empêche d’acheter le camion de céréales Demeter dont j’ai besoin dans 30 jours… sans parler de L’objectif que nous nous nous sommes donné pour redresser la situation qui ne pourra être atteint: vendre des huiles et nos oeufs sur les marchés !

 Nous pensons vous demander votre aide et vous indiquerons dans le prochain article à quelles formes de soutien nous avons pensé.

 Dans l’attente de vos réactions qui ont de l’importance pour nous, sachez que les photos de cet article représentent la cameline au stade de formation des siliques contenant les graines. Vous remarquerez les grosses crevasses du sol, preuves d’un sol sec, mais encore trop peu structuré et grumeleux.

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